Life is a bitch, get a helmet.

J’ai d’abord pensé, que j’avais plus besoin d’écrire sur ce blog, que personne ne lit. 
Peut être que ça me rassure -qu’il ne soit pas lu. 
Je peux vraiment m’en servir comme d’un journal intime, pas si intime que ça puisqu’il est public.  Mais non lu. Donc je ne sais pas, vous choisirez votre terme préféré. 
Je pensais que j’allais mieux. En fait, je pensais que si j’allais mal, c’est parce que j’avais pas de petit copain. Parce que j’avais pas de personnes qui m’aimait. 
En fait, c’est qu’un facteur. Je ne vais pas mal parce que je ne suis pas aimé. Je vais mal parce que j’ai jamais été heureuse en soit. 

Le problème avec ma vie, c’est que pour chaque “+” il y a un “-” (Ouais, je sais, “Sans folie pas de raison”… Mais Mulan II c’est pas mon Disney préféré. J’ai kiffé le I)

J’ai cependant tendance à penser, que la balance est pas équilibrée, qu’il y a plus de “-” que de “+”. Les cartes sont distribuées, c’est le destin. C’est la vie. Je pense que le vrai problème dans mon malheur, c’est d’être délaissé. Toujours être dans l’ombre. L’ombre de ma meilleure amie (ouais, c’est elle la Jolie, c’est elle l’Intelligente, c’est elle la Bonne Personne…). Ça ressemble à de la jalousie. Je pense pas l’être, juste j’aimerais juste être considérée. Complexe d’infériorité certainement, je me sens pas à ma place, et je me sens toujours moindre. On me dit que je suis forte, ça me fait rire, en fait non, ça me fait pleurer, car je sais très bien que je ne le suis pas. Le moindre instant de solitude et je cogite. Au plus je cogite, au plus je vais mal. 
Je sais pas si c’est pour tout le monde pareil, mais personnellement, la vie ne m’a pas épargné. Et mes plaies ne suturent pas. 
La vie est une pute, ça fait un peu kikoolol d’écrire ça, mais j’aimais bien l’expression anglaise de mon homme utopique idéal de ma série préféré: “La vie est une pute, mets un casque!”

 

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“Arrête de dire n’importe quoi, t’es pas grosse!”

“Ouais fin ça va y’a pire que toi…Y’en a plein qui t’envient”

“Arrête de te plaindre,

vous les nanas vous êtes toujours

en train de vous plaindre et

de vous trouver trop grosse”

 

Déjà, comment voulez vous qu’on se trouve pas grosse, qu’on ne complexe pas quand on voit les nanas des magazines… On cultive ça, à croire qu’on a pas envie que les nanas se sentent bien dans leur corps. Cela dit, si les nanas étaient bien dans leur corps, toutes ces crèmes Masotolime Cosmectic ou les régimes Wait Wet Shirt ne feraient pas autant de bénéfices.
(Ouais, je change les noms car je veux pas faire de pubs pour ces merdes, toutes ressemblances avec la réalité relève du hasard.)

C’est pas parce que je suis pas obèse, que je suis pas “grosse” en soit, que je me sens à l’aise dans mon corps et que je me trouve mince. Non, c’est pas le cas. Je supporte pas ces bourrelets disgracieux qui ornent le bas de mon ventre, ces jambons à la place des cuisses, et ces fesses toutes flasques.
Quand je me regardes dans le miroir, je vois un boudin. Un visage aux traits grossiers. Des “beaux” cheveux bruns, c’est peut être la seule chose que j’aime chez moi. Sinon j’suis quelqu’un de très banal, sans artifice. Brune aux yeux marrons, pas mince, pas grosse. Quelqu’un qui se fond dans la masse. Quelqu’un qu’on remarque pas. Vous voyez, pas la fille sur laquelle les gars se retournent. Quelle importance me direz-vous? Ben moi j’y accorde de l’importance. J’y accorde de l’importance parce que j’envie, je jalouse ces filles qui ont du succès. C’est débile, on me l’a assez dit. Mais je suis comme ça, j’ai besoin d’attention. Et aussi, je suis en besoin constant d’affection.  De toute façon, si j’écris ces billets, c’est pas pour être jugée, mais pour extérioriser. D’ailleurs, allez y, si je suis lu, jugez-moi, j’en ai rien à foutre.
J’essaye d’aimer mon corps, j’essaye vraiment. J’essaye aussi d’apprécier la personne que je suis. C’est dur, j’ai pas l’impression d’être une assez bonne personne pour être aimée, pour être appréciée. Je pense pas mériter tout ça. Je râle beaucoup, je suis susceptible au possible. Je suis possessive. Je sais pas fermer ma bouche. Je pleure facilement. Beaucoup trop facilement. Et surtout, j’ai le défaut de tout vouloir contrôler. Contrôler l’image que je renvois. Je suis pas des plus gentilles avec les gens, surtout les gens que je connais pas. Mais, à défaut de pouvoir forcer les gens à m’aimer, je peux les amener à me détester, à me craindre. Car au final c’est plus facile d’être détestable. Plus facile à gérer.
C’est peut être parce que je ne m’aime pas, qu’on ne m’aime pas en retour. Peut-être, peut-être pas. Je sais pas. De toute façon, si j’avais toutes les réponses à mes questions, je ne serais pas là, à déballer mes états d’âme. Certains diront que, de la même façon quand je râle sur ce boudin qui me sert de corps, qu’il y’a pire que moi.
Plus malchanceuse que moi, plus grosse que moi. Que certain(e)s kifferaient avoir ma vie. Sauf qu’en fait, à ce niveau là, je m’en fous des autres, je suis égoïste. J’aime juste pas mon corps. J’ai vraiment essayé, mais j’arrive pas à voir le “pire”. Je vois toujours le “mieux”. Le pire je m’en fous en fait.  Je juge pas les gens sur leur corps, je juge pas les gens tout court (même si je l’ai fait auparavant – mea culpa). Je peux pas, quand je vois une nana plus ronde que moi, me dire “Ah ça va, elle est carrément plus fat que moi, j’suis large mieux”. Non, je peux pas. L’inverse ne me dérange absolument pas. Quand je vois ces nanas à qui tout sourit dans la vie, je suis jalouse, jalouse de ce que j’ai pas: un beau corps, un visage agréable, aucun échec dans les études, et quelqu’un qui m’aime.
J’ai vraiment, j’ai vraiment essayé d’aimer mon corps, d’aimer ma personnalité. J’ai pas réussi. Et j’arriverais probablement jamais à le faire, car il y aura toujours quelque chose qui ne me plaira pas. Je suppose que je dois juste faire avec.

C’est le problème avec un complexe, il est difficile de s’en défaire. Ou alors, en tout cas, moi j’y arrive pas.  Peut être pas assez de force mentale – tiens donc, je l’avais oublié ce défaut là.

Cachez-moi ce corps que je ne saurais voir

Chômage Sentimental – et en plus, ça rime!

J’ai toujours eu peur de l’avenir. 
Je suis le genre de nana qui aime tout prévoir, et qui aime tout contrôler.
Le genre de nana qui, le soir, va réfléchir à ce qu’elle fera si telle ou telle chose se passe dans sa vie. Ce genre de nana qui se crée des scenarii, afin de ne pas se retrouver dépourvue comme la fourmi, devant une situation qui l’angoisse. Peut être pour ça que j’adore voir, et revoir mes films favoris, lire et relire mes bouquins préférés. Car je sais comment l’histoire se termine. Et ça, ça fait pas peur.

Seulement y’a des choses qu’on peut pas contrôler.

Je crois que ce qui me fait le plus peur, c’est de pas avoir la vie que je voudrais avoir.

Je suis pas matérialiste, je parle pas d’avoir une super villa et d’être marié à Jason Statham (quoique…).

Je crois que j’ai juste envie d’être heureuse.
“Mais t’as tout pour être heureuse A!” me disent certaines de mes amies.
Et ben non, je suis loin d’avoir tout pour être heureuse.
J’ai une famille qui est déchirée, personne ne se parle, et depuis quelques années, on se voit même plus à Noël.
Mes études, bon… c’est pas ce qu’il y a de pire, même si ça pourrait être mieux. Mon année de Seconde a été horrible. Je crois que ça a été réellement la pire année de ma vie. L’année où j’ai rencontré mon premier amour. Je l’aimais intensément. Je lui ai donné mon “V-ticket”. Il a fait genre “Je peux attendre, y’a pas de soucis, Je t’aime.” Ah ça oui, il a attendu. Mais lorsqu’il l’a eu, son V-ticket, et ben, il s’est barré.
La Première et la Terminale, ça a été une thérapie. Déjà j’ai changé de lycée. Ça m’a beaucoup aidé à aller mieux. Même si, niveau sentimental c’était toujours pas ça (Ouais j’ai accumulé, je suis sortie avec un gars, j’étais amoureuse de ce mec, vraiment. Mais pour lui, j’étais son PC), au moins j’ai pu voir ce changement de lycée comme un nouveau départ. Et les gens de mon ancien lycée ne me manquait pas, la plupart je les aimais pas. Les seuls que j’appréciais réellement, m’ont laissé sans nouvelle, j’ai essayé de rester en contact avec eux. Mais à force de faux plans, et de messages/appels restés sans réponse, j’ai abandonné.
J’étais malgré tout, presque heureuse d’aller en cours. Pas forcément de bonne humeur tous les jours, mais je ne déprimais plus.

Et puis, il y a eu l’entrée à la fac. En droit. Parce que “Le Droit, c’est plein de débouchés, le droit, c’est la classe”.
Sauf que le droit, c’était pas ce que j’aimais. Je prétendais vouloir travailler dans le droit, parce que je trouvais ça glorifiant, je voulais réussir, je voulais qu’on soit fière de moi. Mes parents qui, durant le peu de repas de famille qu’on a: “A.? elle est en droit, elle veut devenir avocate. Oh c’est dur comme études!”.
Et forcément, j’ai pas réussi. J’avais pas prévu ça.
J’ai donc changé de filière, j’en ai parlé à mes parents, je me voyais pas recommencer cette année, je voulais pas. Je crois qu’au final, échouer, ça m’a permis de savoir que c’était pas ça que j’voulais. J’ai donc changé de filière, je suis repartie de zéro. Je faisais alors vraiment mon entrée à la fac. Quand je suis rentrée en droit, J’avais ma meilleure amie avec moi. J’étais pas seule. Tandis que là, j’ai découvert la fac, comme une jeune bachelière qui débarque dans une promo où elle connait personne.
J’ai validé ma première année, et je suis actuellement en deuxième année. Je sais pas comment ça s’annonce.  Cette année, j’ai vraiment pas eu de chance, manquerait plus que je valide pas ma L2.

Cette année, je suis tombée amoureuse, bien comme il faut. D’un gars que j’avais pas vu depuis des années. Je le connaissais pas beaucoup. On s’est connu, on s’est reconnu, après s’être perdu de vue (DANS L’TOURBILLON D’LA VIIIIIE ♫). J’ai donc revu ce mec, Je m’étais juré de pas me faire de plan sur la comète. Il me parlait de plus en plus. Il a voulu qu’on se voit davantage. Puis il m’a dit que je lui plaisais (et alors j’ai essayé d’adopter l’attitude la plus décontractée possible, en mode “Ah bon? Vraiment? Ah d’accord :)”. Secrètement, j’étais genre en hyperventilation “PUTAIN JE LUI PLAIS, JE PLAIS A CE GARS QUI ME PLAIT AUSSI!”. Ouais car d’habitude je suis la nana qui tombe amoureuse des gars qui en ont rien à foutre de moi, et l’attirance n’est pas réciproque). Et il m’a embrassé, le 12 janvier 2014. Au début il était parfait, il a attendu, il m’a pas mis la pression niveau sexe (car oui, j’suis zéro à l’aise avec mon corps et avec mes performances au pieu. Zéro expérience. Zéro confiance.). Il avait ce défaut, de pas me consacrer de l’attention, quand on était pas ensemble. Je disais rien, je me disais qu’il était comme ça, mais que ça faisait pas de  lui quelqu’un de mauvais, et que, après tout, il était vachement méga super cool quand on était à deux. Donc je lui pardonnais. Et puis, il y a eu ce jour, au lit, il me dit qu’il s’attache à moi, mais “Attention, j’ai pas dit que j’étais amoureux!”. Au bout d’un mois, ça arrivait que je passe 3 jours sans nouvelle. C’était too much pour moi. Je commençais à pas trop kiffer. Avant qu’il parte en vacances au ski, il a voulu me voir, et là, en ville il me demande de lui dire ce que je ressens, comment j’vois les choses. Je lui dis donc, qu’à la base, si je me mets avec quelqu’un c’est dans le but de rester avec, d’être “posey”, et que surtout, si je me mets avec quelqu’un c’est surtout parce que je ressens déjà quelque chose pour ladite personne. Lui me dit qu’il est pas amoureux, mais qu’il m’apprécie quand même. Gros blanc. Je fais tout pour ne pas fondre en larmes devant lui. J’y arrive presque, car devant chez moi, c’était les eaux de Versailles. Il me dit alors qu’il veut pas me quitter pour autant, mais que j’ai pas à m’inquiéter, s’il devait me lâcher, il le fera proprement.
Moi je bad, car je me rends compte que je l’aime. Et que c’est pas réciproque.
Ce gars, vous vous en doutez, si j’vous en parle, c’est pas parce qu’il m’a demandé en mariage, ou parce qu’il m’a fait une déclaration. Non, non. Il m’a lâché, proprement, en m’appelant deux jours avant mon anniversaire, m’annonçant qu’il viendrait pas me voir cette semaine, qu’il en pas l’intention, car il arrête tout.
J’ai donné énormément à ce mec, tout simplement parce que pour moi, c’était le dernier à qui je donnerais tout ça. Et ben raté!
Je crois que c’est ma plus grosse désillusion. Je le mettais sur un piédestal, pour moi c’était LE mec. J’ai raté ma période d’essai. Je suis donc au Chômage sentimental.